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Homoparentalité : quand le désir d’enfant s’appuie sur la persévérance

4 min
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Homoparentalité : quand le désir d’enfant s’appuie sur la persévérance

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Éveil, Santé
Si la famille se conçoit désormais à géométrie variable, pour les couples homosexuels, devenir parents résulte souvent d’un long parcours. Entre adoption, insémination artificielle et grossesse pour autrui, la persévérance est de mise.

Avec l’évolution des mentalités, l’ouverture à l’adoption et les développements en matière de procréation médicalement assistée, l’homosexualité n’implique heureusement plus de renoncer à la parentalité. Bien que la Belgique soit un pays d’Europe qui offre de belles perspectives aux couples homosexuels, se lancer dans l’aventure homoparentale n’est pas pour autant un long fleuve tranquille !


Encore du chemin à parcourir

Souvenez-vous, en 2003, la Belgique légalisait les mariages gays. Une décision suivie, en 2006, d’une ouverture des adoptions aux couples de même sexe. Une avancée qui a permis à de nombreux couples de construire leur projet parental et de fonder une famille. 

Pourtant aujourd’hui encore, en matière d’homoparentalité, il persiste des zones de flou. Pour un couple homoparental, choisir d’avoir des enfants est donc une décision qui se discute, s’anticipe et nécessite une bonne dose de patience. 

Ce fut le cas pour Stig et Nick, mariés depuis 10 ans et désormais parents de 3 magnifiques têtes blondes. Entre adoption et recours à une mère porteuse, leur couple a vu les années défiler avant de se retrouver papas de 3 adorables bambins quasi du jour au lendemain.

« Comme on a dû attendre très longtemps pour l’adoption, nous avons cherché une alternative et nous avons fait appel à une mère porteuse. Ce qui ne fut pas beaucoup plus simple puisqu’il aura fallu attendre la dixième tentative de FIV pour implanter les 2 embryons qui ont donné naissance à nos jumeaux. Au même moment, notre projet d’adoption aboutissait et nous avons adopté notre aîné » explique Nick. 

Et à Stig d’ajouter : « Pour deux hommes, entre les démarches et les listes d’attente, cela demande énormément de patience. Nous savions que ce serait difficile et qu’il faudrait se battre pour devenir parents ».

Dans la vidéo ci-dessous, Stig et Nick racontent leur parcours afin de devenir les heureux parents de 3 enfants. 

Adoption et procréation médicalement assistée, où en est-on ?

Pour devenir mamans, au-delà de l’adoption, un couple de lesbiennes peut avoir recours à la procréation médicalement assistée grâce à l’insémination artificielle avec donneur (IAD). C’est une solution dorénavant proposée par plusieurs hôpitaux en Belgique. 

D’un point de vue juridique, depuis le 1er janvier 2015, les coparentes ont la possibilité de revendiquer la comaternité de leur enfant sans devoir avoir recours à l’adoption comme c’était le cas précédemment.

Pour les couples d’hommes, la situation est différente. Pour devenir parents, ils peuvent, soit se tourner vers l’adoption et les deux pères sont alors parents adoptifs au même titre que des parents hétérosexuels, soit avoir recours à la gestation pour autrui (GPA) qui est un moyen pour le couple d’avoir des enfants liés génétiquement à au moins un des deux papas.

La GPA consiste à demander à une mère porteuse de porter le fœtus pour le couple. Dans ce cas, l’embryon est formé par l’ovocyte d’une donneuse, qui peut être la mère porteuse ou une autre femme, et les spermatozoïdes de l’un des pères. Il est par ailleurs envisageable d’implanter dans l’utérus de la mère porteuse deux embryons fécondés respectivement par chacun des pères et d’obtenir ainsi des jumeaux. 

Dans ce podcast, découvrez le témoignage de Hugues et le chemin qu'il a parcouru pour fonder une famille homoparentale.


GPA : besoin d’un cadre légal clair

Cependant, en Belgique, le cadre légal de la GPA n’est pas suffisamment bien défini et la technique soulève encore des problèmes de filiation, bien que l’un des deux hommes doive obligatoirement être le père biologique de l’enfant. Aussi, l’enfant né d’un couple homosexuel masculin voit sa double filiation paternelle établie par le biais d’une adoption intrafamiliale. Une procédure qui peut prendre plus de 2 ans. 

Il subsiste également un problème éthique, puisque la Belgique exige que la GPA soit un geste altruiste et qui ne donne droit à aucun dédommagement ou compensation financière, alors que dans certains pays, la « gestation commerciale » est promue. 


Tordre le cou aux idées reçues 

Mais ce ne sont pas les seuls déboires auxquels vont être confrontés nos homoparents, femmes ou hommes. Il leur reste à affronter les jugements et regards de certains réfractaires. Seuls le soutien de l’entourage et les relations positives au sein de la famille leur permettront d’endurer les moments les plus difficiles.

Pour convaincre leurs détracteurs, de nombreuses recherches démontrent que les enfants élevés par des couples homosexuels ne se développent pas différemment des autres. Mieux, ils jouissent parfois d’une parentalité plus positive et d’une éducation plus égalitaire. 

Et à Stig d’ajouter : « Nous nous répartissons les tâches familiales exactement de la même manière. C’est le premier rentré à la maison qui prend les initiatives ».

Le lait maternel est l’aliment idéal du nourrisson.

Cet article a été écrit en partenariat avec Nestlé Baby&Me.

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