Babyboom
Bébé

« Non, vous n’êtes pas obligés de profiter de chaque instant ».

Bébé

« Non, vous n’êtes pas obligés de profiter de chaque instant ».

En tant que jeune maman d’un petit garçon, une seule pensée m’obsédait : « Quelle est la bonne chose à faire ?! ». J’ai toujours su qu’il y avait plusieurs manières d’élever un enfant, mais je voulais vraiment viser la perfection. Prendre la bonne décision… Réveiller bébé pour le nourrir avant de sortir ou pas, par exemple ?

Changer de méthode et essayer autre chose ou persister ? Une multitude de questions se bousculaient dans mon esprit. Comme beaucoup d’autres parents, je ne savais pas comment agir. Mais j’avais un avantage sur nombre d’entre eux : j’ai toujours su que je n’étais pas une grande fana de bébés. Je n’attendais rien de cette période de la toute petite enfance et certainement pas, comme tout le monde n’arrêtait pas de me le répéter, d’en profiter. 

Heureusement, parce que dans le cas contraire, j’aurais vite déchanté. Pourtant, nombreux sont ceux qui sont certains qu’ils vont en profiter et, du coup, sont déçus que ce ne soit pas le cas. Je suis enchantée d’avoir lu le blog de Sarah Turner 'The Unmumsy Mum', qui donne trois conseils aux jeunes parents. Le premier : « Non, vous n’êtes pas obligés de profiter de chaque instant ».

 

La réalité n’est pas toujours rose

« Il est vrai que c’est une période qui ne reviendra pas. Et qu’ils grandissent vite. Mais cela ne signifie pas pour autant que chaque moment en vaille réellement la peine », argumente-t-elle. 

« Personne ne chérit chaque instant. Certains sont du pur bonheur, d’autres… nettement moins ».

Mieux encore, il est tout à fait permis de l’admettre. De le dire à voix haute. Cela n’en fera pas de vous une mauvaise mère, mais cela signifie tout bonnement que vous avez les pieds sur terre. Et que vous ne vous sentez pas obligée de ‘tout trouver magnifique’. Parce qu’en réalité, vous êtes tout simplement parfois trop fatiguée pour cela ! 

 

Encore deux conseils

« Il n’y a aucune honte à demander de l’aide ». Au contraire, c’est un signe de force de caractère. Avoir du mal et l’admettre signifie que vous êtes bien résolue à donner le meilleur à votre bébé. Même si cela implique que, dans certaines circonstances, ce ne sera pas vous qui lui donnerez ce meilleur ».

Personne ne peut tout faire sans la moindre aide, sauf si vous avez un bébé qui fait ses nuits dès le premier jour, qui ne pleure jamais, qui est toujours content et n’est jamais malade. Ce n’est certainement pas parce que vous êtes maman que vous devez tout faire toute seule. Pas plus que vous ne devez faire le maximum toute seule, ou, du moins, pas tout le temps. Appelez les personnes qui vous proposent leur aide et faites-vous plaisir : dormez, faites une balade, allez au supermarché sans bébé, prenez rendez-vous chez le coiffeur…Faites ce que vous voulez. Et, cerise sur le gâteau, vous aurez plus d’énergie pour votre bébé. 

Et enfin : « Croyez les personnes qui vous disent que tout cela en vaut la peine. Même si, sur le moment, vous devez vous retenir de les frapper. Croyez-les sur parole ». 

Il est clair qu’il y aura encore des moments difficiles, des situations pénibles ou des jours moins roses. Mais, il y aura aussi encore de nombreux moments magiques. Car c’est là que réside le grand secret de la parentalité : tout passe, chaque phase connaît une fin, même si vous ne la voyez pas encore !