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Comment décoder les pleurs de bébé ?

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Comment décoder les pleurs de bébé ?

Vous allez devoir progressivement apprendre à parler le « bébé » pour répondre à ces questions. Apprentissage qui passe par de l’observation et de l’écoute.

Mais qu’est-ce qui peut bien faire pleurer bébé qui est propre et bien nourri ? Et comment répondre à ses pleurs si je ne sais pas ce qui lui arrive ? C’est une angoisse pour toute jeune maman, rassurez-vous.

Un bébé doit pleurer car c’est son tout premier langage. Le tout est d’apprendre à le décoder. Tout comme nous, votre bébé va rencontrer des situations qui ne lui plaisent pas ou qu’il ne peut pas gérer par lui-même. Il va alors s’exprimer par des pleurs qui auront des significations différentes :

  • les pleurs de faim souvent impérieux vous rappellent à l’ordre.
  • les pleurs de fatigue ressemblent plus à des gémissements. Votre petit se tortille et se frotte les yeux.
  • les pleurs de souffrance physique sont souvent très aigus et peuvent survenir brusquement, par exemple les coliques.
  • les pleurs d’inquiétude, de chagrin, d’inconfort ou de peur nécessitent que vous le preniez dans vos bras pour le rassurer et le réconforter. Une porte claque, quelqu’un le porte avec brusquerie et c’est le gros chagrin.
  • les pleurs de colère très stridents vous indiquent que votre petit a déjà du caractère. On les retrouve très régulièrement à toute séance de déshabillage et d’habillage. Il déteste !

 

Les premiers mois, votre petite merveille va avoir ce qu’on appelle les pleurs du soir qui lui servent à décharger toute l’émotion et le stress de sa journée. Le début des festivités commence vers 17h/18h et seul bébé vous dira quand elles prendront fin.

 

Alors comment les reconnaître ? 

En fonction du moment auquel ils arrivent, vous aurez déjà un premier indice. Ce sont donc les pleurs de faim qui seront les plus reconnaissables.

Priscilla Dunstan a développé une méthode pour reconnaître les différents pleurs : le Dunstan Baby Language.

Elle identifie 5 sons bien distincts qui correspondent chacun à un besoin précis du bébé dès sa naissance :

  • Nèh : j’ai faim,
  • Aoh : je suis fatigué,
  • Èh (de manière répétée) : j’ai besoin de faire un rot,
  • Èèrh : j’ai des coliques,
  • Hèh : je suis mal à l’aise (trop chaud, trop froid, couche sale…)

Qu’est-ce qu’on dit ? Merci Mme Dunstan.

Quelques conseils pour calmer les pleurs

Il n’y a pas de remède miracle ni de code universel. Chacun apprend petit à petit à reconnaître et comprendre les pleurs de son bébé. Ce qu’on sait en revanche c’est qu’il se calme toujours dans les bras de maman.

Vous entendez sûrement autour de vous ces phrases « laisse-le pleurer il va se calmer tout seul », « c’est bien qu’il pleure, il fait ses poumons ». Ce qui pouvait être la norme il y a quelques années ne l’est plus aujourd’hui.

Jusqu’à ses 4 mois, allez toujours voir votre bébé qui pleure pour vérifier si :

  • il ne se trouve pas dans une mauvaise position,
  • ses vêtements ne le gênent pas,
  • il n’a pas trop chaud, trop froid ou mal,
  • il n’est pas mouillé,
  • il a bien fait son renvoi après son repas,
  • il n’a pas faim.

 

Si tout est normal, comment faire pour le consoler ?

Votre petit a besoin de réconfort, comprenez-le, 9 mois à se laisser vivre selon votre rythme avec en prime un buffet à volonté sans rien demander. Il doit apprendre à communiquer pour se faire comprendre et à être seul de temps en temps.

C’est pour ça que porter votre petit reste encore le meilleur moyen pour le consoler. Chantez-lui une chanson, baladez-vous dans la maison, la chaleur de votre voix, de vos mains et votre odeur le rassureront.

En fin de journée, une promenade dehors pourra lui faire du bien ainsi qu’un bain qui le détendra. Si ces techniques ne marchent pas du premier coup, n’abandonnez pas. Il faut parfois quelques essais avant que bébé ne s’y habitue et apprécie. 

Enfin, il reste le remède sucette ou pouce.

Je n’y arrive vraiment pas

Toucher, parler et bercer un nourrisson calment ses pleurs. Cependant, certains bébés sont plus difficiles à consoler. Cette situation peut à juste titre mettre vos nerfs à rude épreuve. En cas de désespoir et d’impuissance, il vous faut appeler du secours et ne jamais avoir recours à la fessée avec un tout-petit. Cela ne sert à rien car il n’est pas encore capable de comprendre votre geste. Demandez à votre partenaire de prendre le relais et ne vous culpabilisez pas en vous disant incapable de consoler votre bébé. Cette situation est normale et votre énervement aussi. Profitez en pour vous détendre au calme avec un thé ou allongez-vous simplement le temps de reprendre vos esprits et retrouver votre calme.

 

Et quand on a des jumeaux ?

Il faut aussi se faire aider par votre partenaire ou un membre de votre famille. Déjà pour la routine de journée mais quand il s’agit des pleurs, difficile de s’occuper de deux petits à la fois.

Avant tout, essayer de garder tant que possible la tête froide quand les pleurs commencent. Prenez-en un dans vos bras et parlez à votre second pour le rassurer aussi. Quand votre premier s’apaisera, la tension diminuera et généralement son frère ou sa sœur le ressentira.